3000 paquets de protections périodiques distribués par le Département

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La situation sanitaire oblige le Département de Loire-Atlantique à reporter ses collectes de protections périodiques à destination d'associations engagées dans la lutte contre la précarité menstruelle. Pour pallier ces reports en pleine période de crise, 3 000 paquets de protections périodiques vont leur être remis.

Les 6 et 7 novembre dans une quinzaine de lieux en Loire-Atlantique, une collecte de protections périodiques, organisées avec des associations engagées dans la lutte contre la précarité menstruelle devait avoir lieu. En plus de constituer un stock de protections, la démarche visait à sensibiliser le grand public à ce phénomène trop méconnu. Une nouvelle date de collecte sera proposée lorsque les conditions sanitaires le permettront.

"Un enjeu de santé publique à combattre"

 Pour Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique :

La période de confinement risque d’isoler davantage les femmes particulièrement exposées à ce phénomène peu visible et pourtant massif, de précarité menstruelle. C’est un enjeu de santé publique qu’il faut combattre. Au même titre que les denrées alimentaires, les protections périodiques sont des produits de première nécessité. Impossible pour une femme d’en faire l’impasse ! J’en appelle donc à la solidarité de tous, à commencer par la grande distribution, pour faire des dons aux associations. Les bénévoles sont plus que jamais sur le pont, et fortement mobilisés, depuis l’annonce du confinement. Il est de notre responsabilité de leur venir en aide.

 

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1,7 million de femmes concernées en France

Enjeu majeur de santé publique, la précarité menstruelle concerne en France environ 1,7 million de femmes, dont plusieurs milliers en Loire-Atlantique qui, pour des raisons économiques, ne peuvent seprocurer en quantité suffisante des protections menstruelles.
Estimée en moyenne à 4 500 € à l’échelle d’une vie, le coût des règles pèse en effet lourd dans le budget des femmes et des jeunes filles plus démunies. Les conséquences de cet inégal accès à des protections périodiques sont à la fois nombreuses et dramatiques d’un point de vue sanitaire et social : absentéisme, exclusion, mise en danger du corps, santé fragilisée.

Associations partenaires du Département dans la lutte contre la précarité menstruelle : les Restos du coeur, la Croix-Rouge, le Secours populaire, Saint-Benoit-Labre, Parrains Par Mille, Espace Simone de Beauvoir, le Planning Familial.

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